Jusqu'à l'avènement du web le seul
moyen (de grande échelle) d'obtenir une session de travail sur une
application à distance était d'utiliser une connexion par terminal sur
la machine hôte du service. Le client du côté utilisateur était alors
une fenêtre de travail, généralement en mode texte (affichage
matriciel), sur la machine hôte. Dans le monde IBM, les terminaux
étaient de type tn3270, relégés aujourd'hui aux oubliettes de l'informatique.
Dans le monde Unix, le client et protocole les plus courrants
s'appelaient telnet. Les grandes bibliothèques et bases de données ont
longtemps (et jusque récemment) été accessibles par ce seul moyen :
ainsi de la bibliothèque du Congrès ou de la BNF.
Une session de travail se déroule généralement ainsi :
Lancement du client telnet.
Connexion via le client sur la machine hôte.
La machine hôte prend en charge l'affichage dans la machine cliente et, en général affiche un message d'information (notamment sur le mode d'identification de l'utilisateur).
L'utilisateur "s'identifie" à l'aide d'un nom de compte (personnel, public ou générique) et d'un mot de passe associé.
Il utilise le logiciel associé à ce compte, en mode interactif.
Quand il a fini, la connexion est rompue.
Pour les services web qui veulent renvoyer sur un tel service, on peut utiliser les URI suivantes [RFC1738] :
telnet://compte:mot-de-passe@hôte:port/
Comme dans les cas précédents, on peut ommettre les parties concernant le compte, le mot de passe ou le port.
L'avènement des applications sur le web, en particulier pour les interrogations ou alimentation de bases de données, a complètement fait disparaître les applications sur terminaux textuels. On n'utilise plus guère aujourd'hui ce type de connexions que pour l'administration système et dans des contextes professionnels à renouvellement très lent (logiciels de comptabilité, de banque, etc.).
Aujourd'hui le protocole telnet a été remplacé
presque partout par le protocole SSH [Secured
SHell : shell sécurisé],
qui crypte les échanges de données.